l'espace et le temps, "H"istoire, ...

La plus grande ville de France : Le Plessix-Balisson

Le Plessix-Balisson est une petite enclave de la commune de Ploubalay (arr. de Dinan) qui s'administre toute seule, qui a son maire et son curé, et dont le territoire n'a que sept journaux d'étendue.
Les gens du bourg (il y a un bourg, qui a sa foire annuelle bien courue) disent que le Plessix-Balisson était autrefois la plus importante ville de France, au temps où Paris n'était qu'un petit village.
A côté, dans le fond de la vallée, ruines d'un château-fort. Toutes les maisons du bourg ont des noms propres : la Juridiction, l'Auditoire, la Petite Halle, la Grande Halle, le Ballon, la Chambre, Beaumanoir, la Chevronnaie, Pont-Buhal, la Rangée d'Abas, le Pertu-Chaud, les Carreaux-Rouges, etc... — La Fontaine au Loup, le Puits de la Ville, la Vallée des Grands-Mères. — Rue Saint-Guillaume, Grande Rue, Place d'Armes, Place du Château.

François DUINE, in "R.T.P.-Revue des Traditions Populaires", 18.1903", page 45





François DUINE Outre-Manche, Grande-Bretagne

Dans l'une de ses notes manuscrites... accessibles au "fonds DUINE" de la Bibliothèque Universitaire de Rennes, sur le document coté "ms 313", pages 119-121, on peut lire : "J'aime EXETER, ville brito-saxonne, animée, et dont les rues ont de belles perspectives sur les collines qui entourent la cité. Je me suis promené le soir, le long de la calme rivière, et dans les vergers voisins des gamins pillaient les pommes, la chemise au vent. - Comme en France !"
Voici encore son appréciation au sujet de la Cathédrale de cette ville (le 28.6.1904, il s'agit alors de sa seconde visite) : "remarquable ... mais je ne l'aime pas"
Par contre il avait beaucoup admiré et décrit celle de SALISBURY (Wiltshire), faisant diverses comparaisons avec celle de DOL (pages 117-118) ... De même lorsqu'il s'est rendu à WELLS (Somerset, comté voisin du DEVON) : "Il faut voir cette Cathédrale. Aucune ne ressuscite aussi parfaitement le moyen-âge"
À propos de pommes, voici un autre extrait, concernant cette fois GLASTONBURY (Somerset), page 122 : "[...] au milieu de marécages. Ne l'appelait-on pas jadis l'île d'Avalon ? - Et les noms sacrés ont chanté dans mon âme. Le rêve d'Arthur, le péché de Guinévère [Guenièvre], la trahison de Mordred m'ont amené les larmes aux yeux. Car la vieille légende celtique est une traduction de notre vie quotidienne, et des cruelles insultes jetées aux grandes pensées, aux longs espoirs de notre jeunesse. Nous autres, fous de poètes, nous ne savons point nous consoler de l'éternelle désillusion. - O GLANSTONBURY, le souvenir d'un roi -qui peut-être n'exista jamais- crée toute la beauté de ton paysage"





Légende liée au mausolée de Thomas James à Dol
ou
"Le reliquaire que fit saint Budoc pour ceux d'Orient"


Ils vinrent trois, trois magiciens de l'Arabie...
L'Arabie, un pays lointain où les lutins chevauchent sur des rayons de lune; où sont suspendus dans les airs des palais de diamant qui étincellent sous un soleil d'or pur; où les hommes portent au doigt des anneaux qui rendent invisibles.

Ils vinrent trois, trois magiciens de l'Arabie.
Ils étaient couverts de grands manteaux, tissus de neige, et portaient sur la tête un turban écarlate, découpé dans un nuage pourpre, un soir d'été.
A leur arrivée, les vieilles fées d'Armor firent solennelle réception. En l'honneur des étrangers, il y eut assemblée plénière des Korrigans, et, pendant sept nuits -nombre sacré-, à la musique lointaine des flots, il y eut des danses d'esprits dans les bois frissonnant de la baie de Cancaven.

Ils vinrent trois, trois magiciens de l'Arabie.
Longtemps ils firent des prestiges, mais, un jour, ayant perdu leur baguette d'argent, ils tombèrent en un chagrin mortel. Lors, les visita Monseigneur saint Budoc, archevêque de Dol, qui connaissait l'Orient d'où il avait rapporté jadis le couteau de la Cène et maints objets d'un prix infini. Et il leur parla leur langage. Et ils comprirent. Et ils moururent chrétiens, espérant dans la lumière de Judée.

Ils vinrent trois, trois magiciens de l'Arabie.
Ils furent ensevelis dans la cathédrale. O merveille ! Pendant les suaves oraisons du bienheureux pontife, surgit, sur les cadavres des enchanteurs, un tombeau rose et or, ciselé d'ornements mystérieux.

Vous pouvez me croire. Je tiens ces choses d'une femme très ancienne qui me les a contées en me montrant, selon son expression, le "reliquaire que fit saint Budoc pour ceux d'Orient".

Ils vinrent trois, trois magiciens de l'Arabie.

in "Le tombeau de Thomas James à Dol", H. de KERBEUZEC, impr. Plihon et Hervé, 1895, pages 35 à 38.
Sous le pseudonyme H. de KERBEUZEC on reconnaît François DUINE.
Son exemplaire personnel de cette brochure est conservé à la Bibliothèque Universitaire de Rennes - fonds DUINE - sous le N° 87 312

Ce texte poétique de François DUINE fait écho à la légende du "Graal rapporté à Dol" selon Baudry de BOURGUEIL, voir à ce sujet :
http://www.paysdebroceliande.com/broualan/broceliande-sources-anciennes.html#baudri





César et Anne de Bretagne

Dans la commune de Comblessac (canton de Redon), où les Romains ont laissé des traces de leur passage, l'on cause volontiers d'un souterrain où César aimait à s'entretenir avec Anne de Bretagne.

François Duynes, dans R.T.P. (Revue des Traditions Populaires)".09.1894, p. 78




Copyright © 2017 Jean-Pierre MATHIAS | Alban Sorette | Creation Site Internet Chateaubriant